| C’est en 1999 dans la région de Québec que le défunt groupe Polémil Bazar, composé de Hugo Fleury (chanteur, accordéoniste, guitariste classique et électrique), Josianne Laberge (violoniste et chanteuse), Jean-Étienne Joubert (batteur et percussionniste), Martin Desjardins (saxophoniste, clarinettiste et ténor), Antoine Bretel (guitariste, pianiste) et Alexis Dumais (contrebassiste), voit le jour. Se démarquant par sa joie de vivre et son imagination débordante, le jeune groupe amorce sa carrière au Francouvertes de Montréal en 2000. Véritable bombe d’énergie sur scène, le groupe rock aux influences diversifiées enflamme les salles du Québec et remporte les honneurs dans divers concours et festivals de musique émergente. Après une série de spectacles hauts en couleur, Polémil Bazar lance en 2001 son premier album, Chair de lune. Le groupe aux influences européennes se distingue immédiatement et les critiques sont séduites par ce véritable capharnaüm de styles musicaux aux mélodies entraînantes. En peu de temps, Polémil Bazar se classe dans la catégorie des incontournables de la musique québécoise. Le sympathique groupe continue de sillonner les routes de la province et participe aux FrancoFolies de Montréal à l’été 2001. En 2002, Polémil Bazar est nommé au concours Coup de coeur francophone et saisit l’occasion de donner un spectacle aux côtés du populaire groupe français Tryo. À la fin de l’année, le groupe amorce la réalisation de son second opus. En 2003, Polémil Bazar lance son disque Chants de mines. Le nouvel album surprend pour ses textes colorés et son folklore à saveur tzigane. Le groupe est propulsé sur les scènes des festivals d’été et donne des représentations à Woodstock en Beauce, au Festival d’été de Québec et retourne aux FrancoFolies de Montréal. Les chansons Milliers et Kyoto se distinguent et atteignent les stations radio. Le groupe repart en tournée. En 2004, Chants de mines remporte deux prix au Gala desMIMI, valorisant la musique indépendante, et récolte un Félix dans la catégorie Album de l’année – Alternatif au Gala de l’ADISQ 2004. La même année, la bande de joyeux lurons se rend en France pour y donner quelques prestations. Polémil Bazar signe avec la maison de disques Tacca et revient en 2005 avec son troisième opus, Avale ta montre. Le groupe est de retour avec sa fanfare et ses trompettes et en surprend plusieurs par son vaste horizon musical. La musique festive, les rimes, l’humour et la joie de vivre sont une fois de plus au rendez-vous et le disque est acclamé par les critiques. Les textes ne sont pas en reste et, malgré sa musique distinctive, Polémil Bazar n’hésite pas à se prononcer sur divers sujets de la vie à travers des écrits poignants et réalistes. Les chansons Gaétan, Qu’à cela n’tienne et Les viscères sont caractéristiques de l’imagination fertile du groupe. Après ce troisième lancement, Polémil Bazar retourne sur scène. La musique du groupe joue dans l’Hexagone. En 2006, le groupe remporte le Prix Félix-Leclerc aux FrancoFolies de Montréal. Plus tard en 2006, Polémil Bazar s’implique dans diverses causes sociales : contre le projet de la centrale au gaz thermique du Suroît et la vente du mont Orford. Finalement, en mars 2007, à la surprise générale, Polémil Bazar se dissout au grand désarroi de ses fans. |