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Damien Rice voit le jour en décembre 1973 en banlieue de Dublin, en Irlande. Artiste dans l’âme, le chanteur folk passe une bonne partie de sa jeunesse à peindre et à écrire les textes de ses premières chansons.
Aux débuts des années 1990, encore adolescent, il fonde avec des copains le groupe rock Juniper. Entre 1994 et 1997, le groupe produit quelques démos et réussit à se faire remarquer par Polygram Records. Mais, après la sortie de deux simples, The World Is Dead et Weathermen, Rice décide subitement de quitter le groupe avant même qu’il n’enregistre son premier album.
L’artiste part explorer l’Europe à l’aube de l’an 2000. À son retour à Dublin, après des mois de compositions, de rencontres musicales et d’enregistrement, il envoie son démo au compositeur et producteur de films David Arnold, qui a déjà collaboré avec Björk.
Arnold est séduit par le talent du nouveau venu et lui offre l’occasion de produire son premier album solo. Ce premier effort, intitulé O, sort en 2002. Les chansons Volcano et The Blower’s Daughter se hissent sur les ondes radio. Rappelant quelque peu le regretté Jeff Buckley, Damien Rice connaît un premier gain de popularité en Grande-Bretagne.
En 2003, l’album O sort chez les disquaires à l’international. La musique de Rice et de ses acolytes, la chanteuse Lisa Hannigan, la violoncelliste Vyvienne Long, le bassiste Shane Fitzsimons et le percussionniste Tom Osander, commence à charmer les quatre coins de la planète. Rice part en tournée internationale.
C’est finalement en 2004, avec la sortie du film Closer de Mike Nichols, que The Blower’s Daughter devient un hit monstre. Les ventes d’album dépassent dès lors les deux millions de copies.
S’en trouvant inspiré, l’artiste revient à la charge en 2006 avec son second album, intitulé 9. Le succès est une fois de plus au rendez-vous, notamment pour la pièce 9 Crimes. L’album s’écoule à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Damien Rice repart sillonner les routes de la Grande-Bretagne et des États-Unis avec son groupe.
L’année 2007 se montre chargée pour Rice. Malgré une séparation professionnelle soudaine avec Hannigan, Rice et son groupe multiplient les apparitions publiques et enregistrent deux albums live, qui seront toutefois diffusés à échelle réduite.
En mars 2008, Damien Rice interprète Hallelujah lors de l’intronisation de son idole Leonard Cohen au Rock ‘n Roll Hall of Fame. En juin de la même année, Cohen lui retourne l’ascenseur en lui confiant la première partie de sa tournée irlandaise.
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